BURKINA FASO :
Fada N’Gourma, Pama, Diapaga, Province du Gourma

FAUNE ET DEVELOPPEMENT DU BURKINA FASO (Projet FAU.DE.B.)

Le programme a soutenu l’établissement de zones de chasse villageoises (ZOVIC) et a appuyé les communautés dans le développement d’alternatives économiques durables d’exploitation des ressources naturelles.

DOMAINES D’INTERVENTION
Mise en place de zones communautaires de faune; Valorisation des produits forestiers non ligneux (miel, beurre de karité, huile du Balanites aegyptiaca, fruits du baobab…); Production des plants et reboisement; Micro-crédits, maraîchage; Développement des compétences : formations, voyages d’échanges, alphabétisation.

PARTENAIRES PRINCIPAUX
Association Faune et Développement au Burkina (A.FAU.DE.B.), Groupements villageois, Collectivités décentralisées (Conseils villageois, municipaux et régional), Ministère de l’Environnement et du Cadre de Vie, Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, Fonds pour l’Alphabétisation et l’Education Non formelle.

CONTEXTE DU PROJET
La région de l’Est du Burkina Faso abrite le plus important continuum d’aires protégées (parcs nationaux et réserves de faune) d’Afrique de l’Ouest. Ces ressources génèrent des retombées financières considérables pour le budget national, mais elles constituent surtout la base de la vie économique et culturelle des populations de la région, le pays gourmantché.
Toutefois, ces dernières réserves forestières et fauniques font face à un grand front agricole et pastoral et à des pratiques ravageuses de braconnage. Pour les populations, les effets négatifs de ces contraintes se traduisent par la disparition d’espèces naturelles nécessaires pour la médecine traditionnelle, la sécurité alimentaire et l’accès à des revenus. Ils se manifestent aussi par un climat de forte tension et des conflits souvent violents dans le partage des terres agricoles, des pâturages et du gibier, toutes ces ressources se faisant de plus en plus rares.

DESCRIPTION DU PROJET
Parti d’une initiative de soutien à la mise en place d’une première Zone Villageoise d’Intérêt Cynégétique (ZOVIC)  pour un village, le succès du projet a permis d’adopter une stratégie sous forme de tâche d’huile, puisque lors de la dernière phase le projet s’est étendu à 46 communautés villageoises, soutenant la mise en place de ZOVIC dans l’ensemble des périphéries du complexe d’aires protégées transfrontalier WAP (parcs du W, de l’Arly, de la Pendjari et réserves associées). Au terme du projet c’est ainsi 13 ZOVIC qui ont été formellement reconnues et sont fonctionnelles, alors que pour 4 autres le processus de reconnaissance légale a été engagé auprès des acteurs publics. L’ADAP a participé activement au développement du modèle de gestion tripartite associant communes, villages, et gouvernement central pour la mise en place de ces aires protégées communautaires qui couvrent ainsi plus de 20’000 hectares des périphéries d’aires protégées dans l’Est du Burkina Faso.

Comme dans ses autres projets, l’ADAP a également soutenu en parallèle aux activités d’appui pour la mise en place des ZOVIC le développement d’activités génératrices de revenus compatibles avec la conservation. Elle a ainsi soutenu la mise en place de périmètres irrigués pour le maraichage et appuyé la mise en place de plateformes multifonctionnelles pour assurer la transformation primaire du karité au niveau local. Plus généralement, elle a soutenu le développement de filières de valorisation des produits forestiers non ligneux tous au long du projet (apiculture, karité, noix de balanites, etc.). Le projet a  soutenu le renforcement des capacités locales, à la fois par la fourniture de formations spécifiques, mais également par la mise en place d’un vaste programme d’alphabétisation fonctionnelle fondé sur l’apprentissage du moré, puis du français, ce programme a bénéficié à plusieurs milliers d’adultes non alphabétisés.

Enfin le projet a permis d’intéresser de nouveaux partenaires, et ainsi de drainer des financements complémentaires importants pour soutenir le développement des ZOVIC (financements de l’UICN, de l’UE à travers le projet PAPE, du FFEM). Pour plus d’informations, vous pouvez accéder au processus de capitalisation d’expérience mené conjointement avec l’UICN, le FFEM et l’UE ici.

  • Quelques images du projet

INFORMATIONS
SUR LE PROJET

Durée du projet
2004-2015
Localisation
20 villages des communes de Fada N’Gourma et de Matiakoali (Province du Gourma).
Budget total
2’235’000 CHF financés par la FGC
Bénéficiaires
+ de 25’000 personnes
Partenaire local
Association Faune et Développement au Burkina (Afaudeb)
Responsables pour l’ADAP:

M. Ezra Ricci et
M.Florian Reinhard

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