MADAGASCAR :
Commune de Basibasy, Région de Atsimo-Andrefana

GESTION DURABLE ET COMMUNAUTAIRE DES FORÊTS LIMITROPHES DU PARC NATIONAL MIKEA

 

DOMAINES D’INTERVENTION
Forêts denses sèches, gestion durable, collectivités territoriales décentralisées, autonomie, revenus.

PARTENAIRES PRINCIPAUX
SAHA (ONG locale) et Fédération Genevoise de Coopération.

OBJECTIFS DU PROJET

  • Améliorer les conditions de vie des habitants des communes limitrophes au Parc National Mikea.
  • Transférer la gestion des espaces naturels constituant les zones tampons du parc national Mikea aux communautés riveraines.
  • Générer de nouveaux revenus compatibles avec la conservation pour les communautés, tout en gérant de manière durable les ressources dans la commune de Basibasy.

DESCRIPTION
Les communautés utilisatrices de la forêt de Bahidy et de Bekiseny ont demandé un appui dans la mise en place d’une gestion durable de ces espaces forestiers. Ces forêts se trouvent dans la commune de Basibasy, une des douze communes limitrophes du parc national Mikea. Cette communauté est composée de natifs (Mikea et Masikoro) et de migrants (Antaisaka, Betsileo et Merina).

A l’instar de la forêt dense sèche de Madagascar, les forêts de Bahidy et de Bekiseny sont confrontées à de multiples pressions anthropiques, notamment le défrichement afin d’étendre les terrains de culture de maïs, et la coupe illicite pour le bois de construction et la production de charbon. Cette situation fait que la forêt dense sèche du sud malgache connaît le plus fort taux de défrichement du pays (0,8%) contre un taux national de 0,4%. Ce taux représente un des taux de déforestation les plus élevés au monde. Même les massifs forestiers ayant un statut légal comme le parc national Mikea n’échappent pas à ce fléau. Ce parc est le deuxième parc le plus touché par le feu à Madagascar. Cette situation représente un grave danger pour la biodiversité unique de cette partie du pays, ainsi que pour les services délivrés par l’écosystème (nourriture, bois, filtration de l’eau, cycle du carbone parmi tant d’autres).

Par ailleurs, les conditions agro-écologiques peu clémentes aggravées par le changement climatique rendent cette communauté de plus en plus vulnérable face à l’insécurité alimentaire de sorte que les pressions sur les tubercules sauvages (principal aliment des Mikea et aliment de substitution du maïs, manioc et riz pour les autres populations) et les autres ressources naturelles sauvages sont telles que le mode de vie chasse et cueillette des Mikea est en danger. Malgré l’appui apporté aux communautés riveraines pour faire face aux restrictions d’accès aux ressources naturelles lors de la création de l’aire protégée Mikea, les résultats demeurent insatisfaisants.

La gestion durable des ressources naturelles du terroir par les communautés est accordée par l’Etat par la loi GELOSE. Par expérience, l’ADAP estime que le transfert de gestion aux communautés n’est couronné de succès que s’il est combiné à une valorisation économique des ressources naturelles. Après plusieurs consultations avec les communautés, trois filières de mise en valeur des produits forestiers non ligneux ont été identifiées: la culture des tubercules sauvages, l’apiculture et la sériciculture (soie sauvage naturelle). Ces trois filières permettent de lutter contre l’insécurité alimentaire, de diminuer la concurrence entre les Mikea et les autres populations pour l’accès aux ressources naturelles, de diversifier les sources de revenu des autres communautés riveraines et de protéger la biodiversité.

Pour la mise en œuvre des activités relatives aux trois filières identifiées, un accompagnement technique et organisationnel de proximité est de rigueur, comprenant la valorisation des expériences acquises par d’autres acteurs dans d’autres localités, des formations techniques, assorties de dotations en matériel.

  • Lien avec les Objectifs de Développement Durable

  • Quelques images du projet

INFORMATIONS
SUR LE PROJET

Projet en cours depuis
Juillet 2016
Phase en cours
Juillet 2016 à juin 2018
Budget pour la phase en cours

304’308 CHF financés par la FGC

Nombre de bénéficiaires
17’500
Partenaire local

SAHA (www.saha-mg.org)

Responsable pour l’ADAP

M. David Hartlieb
Mme Céline Bartolomucci

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