La récolte des champignons bat son plein !

 

Champignons en vente sur le marché de Tabora. Les espèces présentées sont Cantharellus symoensii, Cantharellus rufopunctatus et Lactarius kabansus.

Lors de la saison des pluies entre décembre et avril, les champignons sauvages comestibles sont abondants dans les forêts de Miombo.  Leur consommation est répandue dans les régions de Katavi et de Rungwa. Il existe une demande croissante de la part des populations locales pour des champignons frais et séchés. C’est ce qui explique que les projets de co-gestion des forêts des corridors de Rungwa River et Katavi-Ugalla incluent un volet du développement du commerce des champignons sauvages, afin d’offrir aux communautés locales plus d’opportunités pour le développement d’activités génératrices de revenus.

Une première étude sur ces champignons sauvages a été lancée en mars 2020 dans le corridor de Rungwa River, par le Dr. Urs Bloesch d’Adansonia-Consulting mandaté par l’ADAP. Une soixantaine d’espèces de champignons avaient été identifiées, dont 36 espèces comestibles.

Une seconde étude menée au début de l’année 2021 dans le corridor de Katavi-Ugalla par le Dr. Urs Bloesch a augmenté le nombre total des espèces identifiées dans les deux corridors à 100 dont une cinquantaine d’espèces de champignons comestibles.

Formation pratique des membres du groupement de Mgombe dans la Mlele Beekeeping Zone.

Ces résultats ont motivé  ADAP à s’engager pour le soutien et la promotion de la chaîne de commercialisation des champignons sauvages comestibles, notamment grâce à la mise en œuvre de techniques appropriées de cueillette, de séchage, de conservation, d’emballage et de transport. Ainsi, une partie des champignons récoltés cette année seront séchés grâce à plusieurs séchoirs solaires acquis pour chaque projet.

Une formation pratique a été dispensée à 445 membres de groupes de champignons des villages des deux corridors, dont 334 femmes et 111 hommes. La cueillette des champignons est traditionnellement majoritairement féminine et c’est l’opportunité pour l’ADAP de soutenir plus les femmes puisque l’apiculture reste majoritairement une activité masculine.

Un grand merci à Urs Bloesch, consultant et Matana Levi et Abdala Liingilie, employés en charges des ressources naturelles des deux projets !

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