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Programme de gestion participative
de la faune dans le parc national du Bamingui-Bangoran
Localisation: Parc
et périphérie du parc national du Bamingui-Bangoran, République
Centrafricaine
Durée: 1998-2001 (terminé)
Partenaires locaux: communautés villageoises, Ministère des eaux et forêts chasse et pêche, sous-préfécture de Bamingui, Programme de développement de la région nord (composante ECOFAC), Société "les guides associés".
Initié
en 1998, le
pogramme de gestion participative de la faune dans le parc national du
Bamingui-Bangoran en Centrafrique représente pour l'ADAP
son premier projet d'intervention sur le
terrain. La République centrafriquaine, un pays aux
besoins immenses, était alors pratiquement ignoré de
la solidarité internationale et la région
nord du pays était particulièrement touchée par
la crise économique.
La faune, bien que décimée par le braconnage soudanais
et tchadien, représentait
l'unique opportunité d'entrevoir le développement d'activités
au niveau local qui auraient pu, à terme, garantir à la
population le revenu d'un minimum vitale pour répondre à ses
besoins essentiels (eau potable, école,
dispensaire...) car elle constitue le richesse de toujours pour les
habitants.
La
faune du parc nat ional du Bamingui-Bangoran, classé réserve
de la biosphère
par l'UNESCO, subissait depuis plusieurs
années une
pression excessive. Les populations locales vivant traditionnellement
des activités
de chasse et de pêche n'avaient pas légalement le droit
de chasser dans le parc, ni dans les zones avoisinantes. Pourtant,
aucune alternative
ne leur était proposée en terme de revenus et d'emplois
et les populations en étaient souvent réduites à chasser
faute de mieux. La région
nord étant très pauvre, il n'y avait pour ainsi dire
pas d'emploi, hormis les activités
de chasse
sportive et celles liées aux projets
de coopération.
Carcasse
d'hippopotame, trouvée à la
bordure du Parc National du Bamingui-Bangoran.
Si aucune action n'est entreprise,
la faune sera reduite à néant
dans tout le nord du pays.
Dans ce contexte,
l'ADAP proposa d'associer les populations locales à la mise en
oeuvre d'activités telles que la chasse sportive
et l'écotourisme,
de manière à créer des emplois et à générer
des revenus pour financer le développement local. En accord
avec les autorités centrafricaines, entre 40 et 60 % des taxes
issues de ces activités devait être retenues au niveau
local pour y financer des actions de développement initiées
par les communautés locales.

Les
kagas, grandes structures en pierre qui surplombent
les plaines du parc. C'est
au travers de la discussion et de la collaboration avec la population
D'une
beauté rare,
ces endroits sont également
les seules sources d'eau vivant
dansla
péripherie du parc que l'ADAP cherche des solutions
aux
pour
lesgrands mammifères lors de la saison
sèche. C'est
pourquoi ces problèmes de
gestion des ressources
naturelles. Ici, une réunion à Bamingui.
zones
sont à protéger d'urgence.
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