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L'ADAP contribue à un
développement véritablement
durable des territoires et sociétés humaines encore riches
en faune et en flore mais soumis à de fortes pressions. Pour
y parvenir, elle soutient la mise en place de mécanismes
institutionnels de gestion communautaire des ressources et le développement
des capacités locales nécessaires à cette
gestion. L'ADAP tente ainsi de concilier impératifs de conservation
et impératifs de développement local.
L'ADAP supporte également
l'identification et le développement
d'alternatives économiques au profit des communautés
indigènes et locales, de manière à compenser les
pertes de ressources et de revenus engendrées par les restrictions
d'accès et d'usage imposées
par les politiques de conservation. Enfin, elle mène des actions
d'information et de sensibilisation auprès de la population
Suisse sur les thématiques d'environnement et de développement.
L'ADAP intervient
principalement dans les domaines de la gestion
communautaire des ressources naturelles, de l'utilisation
durable des ressources naturelles, ainsi que dans l'appui
institutionnel aux organisations communautaires en charge de la
gestion des espaces naturels et des ressources (voir activités).
Depuis 2006, l'ADAP s'investit également dans le domaine
de l'éducation au développement durable. Les principes
qui sous-tendent la conception des projets sont ceux d'une réappropriation
locale de la gestion des ressources et de la mise en place d'activités
de gestion des ressources génératrices de revenus.
Gestion communautaire des ressources naturelles
La
gestion communautaire des ressources naturelles est une approche développée
depuis deux décennies. Elle
a pour ambition de réintégrer
les communautés indigènes et locales aux politiques
de conservation. Elle se matérialise le plus souvent par un transfert
des droits de gestion des ressources de l'Etat à des organisations
de base communautaires établies localement. Ces stratégies
prennent des formes législatives variables au niveau national
et local. Toutefois, elles s'appuient souvent sur une politique
de décentralisation de la gestion des ressources naturelles au
niveau local.
Les projets
sont conçus sur la base d'une identification
participative des problématiques et en fonction des enjeux générés
par l'appui apporté par
l'ADAP. Ils visent, tout à la fois, à soutenir la mise
en place de mécanismes institutionnels de gestion locale des ressources
naturelles et à sécuriser les droits fonciers ainsi que les
droits d'accès et d'usage des communautés aux
ressources naturelles. Ils visent également à soutenir le
renforcement des activités locales et le développement
d'activités de gestion des ressources, principalement la faune
(tourisme de vision et chasse), la foresterie et la valorisation des produits
forestiers non ligneux (apiculture, agroforesterie) profitant aux communautés
locales. L'ADAP prête une attention particulière à l'intégration
des savoirs écologiques traditionnels aux activités de gestion
des ressources. Enfin, l'association soutient également des
initiatives dans le domaine de l'agriculture de conservation pour autant
qu'elles soient compatibles avec des objectifs de protection de l'environnement.
L'appui apporté est
celui d'une assistance technique et financière à des
partenaires locaux en charge de la gestion d'espaces protégés
et de ressources naturelles. Une partie importante des budgets sert à financer
des activités de renforcement des capacités locales,
soit par des formations techniques ou alors par le biais d'un appui
au développement
organisationnel. De nombreuses activités de formation sont sous-traitées à des
partenaires locaux spécialisés dans ces domaines.
Enfin, l'ADAP
coordonne autant que possible ses actions avec les autres partenaires
de coopération présents dans
les régions
et dans les domaines sur lesquels l'association intervient.
Utilisation durable des ressources naturelles
L'utilisation
durable des ressources est une stratégie
visant à valoriser
les ressources naturelles par une utilisation, consommatrice ou non (chasse,
tourisme de vision,...). Cette stratégie, formellement intégrée à la
Convention pour la Biodiversité (CBD) via les Principes d'Addis
Abbeba (CBD, 2004) contribue à la conservation de la biodiversité dans
la mesure ou elle fournit des incitations pour conserver habitats et
espèces. Leur exploitation permet de générer des
bénéfices sociaux, culturels et économiques importants
qui bénéficient aux populations locales. Concrètement,
de très nombreuses sociétés dépendent encore
de manière importante de l'accès et de l'usage
direct d'une grande variété de ressources naturelles
pour assurer leur survie. Qu'il s'agisse de ressources animales
(faune), végétales (ligneux, produits forestiers non ligneux),
ou de ressources de support à l'exploitation de ressources
domestiques (sols, pâturages, ressources en eau) les
sociétés humaines sont encore étroitement liées
aux écosystèmes dans lesquels elles vivent.
L'ADAP soutient
le développement d'activités de
gestion durable des ressources naturelles génératrices
de revenus au profit des communautés, à l'image du
développement du secteur apicole, du soutien au développement
de filières de production de champignons, de karité, de
gommes arabiques, ou encore d'activités de valorisation des
fruits sauvages.
L'ADAP apporte également
son soutien au développement
de formes organisées de gestion de la ressource faune au niveau
communautaire. Elle soutient, par exemple, le développement de
zones villageoises d'intérêt cynégétique
au Burkina Faso, ou encore celui des zones villageoises de gestion de
la faune (Wildlife Management
Areas,
WMA) et celui des réserves apicoles villageoises en Tanzanie.
L'ADAP s'investit
pour ce faire surtout dans les aires protégées
destinées à l'utilisation durable des ressources
(des zones multi – usages correspondant aux catégories IUCN
IV à VI) et sur des terres villageoises, rarement sur des aires
protégées de statut plus élevé, ces dernières étant
généralement gérées par des agences gouvernementales
de manière centralisée et ne permettant que rarement le
développement d'activités d'exploitation durable
des ressources naturelles autres que le tourisme de nature.
Dans la perspective
de développer des alternatives
aux activités
destructrices de l'environnement,
l'ADAP soutient parfois également le développement
d'activités ressortant de l'agriculture de conservation
et de l'agroforesterie, contribuant tant à la conservation
des sols et du couvert végétal, qu'à la génération
de revenus au profit des petits producteurs.
Renforcement
des capacités locales - Appui institutionnel aux organisations de base communautaires – Gouvernance
locale
L'ADAP
travaille dans la perspective d'une autonomisation croissante de ses
partenaires
locaux, de manière à s'assurer
de la durabilité des investissements consentis lors de la mise
en oeuvre des projets. Pour permettre le développement des
mécanismes de gestion institutionnels des ressources naturelles,
il est fondamental d'investir fortement sur le renforcement des
capacités locales, tant au niveau des producteurs, qu'à celui
des institutions locales de gestion des ressources. L'ADAP investit une
part
importante
du budget de ses projets sur des activités de formation permettant
aux représentants des communautés en charge de la gestion
ainsi qu'aux producteurs d'acquérir les compétences
nécessaires à la gestion des activités développées.
Ce sont donc aussi bien des formations techniques pour améliorer
les performances de production locales que des formations à la
gestion financière ou organisationnelle qui sont offertes par
les projets. La pérennisation des activités entreprises
implique d'assurer un suivi et une répétition des
formations, ainsi qu'un véritable transfert des responsabilités
de gestion aux organisations de base communautaires.
La gestion
d'espaces naturels et de leurs ressources par des communautés,
dans le contexte des législations
modernes, représente fréquemment un casse-tête pour
les villageois. Les cadres complexes et souvent méconnus font
que les communautés locales, fréquemment sans appui, sont
incapables de répondre
aux exigences des Etats pour transférer les droits de gestion
au niveau local. C'est à ce niveau que
l'ADAP apporte également son appui à ses partenaires locaux,
en leur permettant d'acquérir les compétences requises
par les cadres législatifs modernes de la gestion communautaire
des ressources.
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