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Programme
d'appui au développement de
l'apiculture dans les Wildlife Management Areas du corridor Selous – Niassa,
districts de Namtumbo et Tunduru, Tanzanie
Lieu : 17
villages des Districts de Namtumbo et Tunduru, région de Ruvuma,
Tanzanie.
Durée: 2006-2011
Domaine d'intervention :
Gestion communautaire des ressources naturelles, appui institutionnel,
appui et renforcement institutionel, apiculture, produits forestiers non
ligneux, développement économique.
Partenaires locaux: Community Based Organisations (CBOs)
des Wildlife Management Areas (WMAs) de Nalika et Mbarangandu, District
Councils (DCs) de
Tunduru et Namtumbo, Ministry of Natural Resources and Tourism (MNRT)
Contexte
La région de Ruvuma, située dans le sud de la Tanzanie,
est l’une des plus pauvres et des plus enclavées du pays.
L’économie locale dépend d’une combinaison
entre agriculture sur brûlis et exploitation directe des ressources
naturelles. La principale activité économique formelle
est la chasse sportive qui exploite la majorité de l’espace
forestier de la région sous forme de blocs de chasse. Toutefois,
les découvertes récentes de nombreux gisements de minerais
dans la région (diamants, uranium) et la progression des fronts
pionniers agricoles (tabac, riziculture) menacent directement la conservation
de ces espaces naturels. L’extraction illégale des ressources
naturelles se manifeste de différentes
façons, tant par
la coupe illégale de bois que par le braconnage, y compris d’espèces
intégralement protégées comme l’éléphant.
La pression humaine sur les ressources va en augmentant en raison d’un
phénomène de migration, de l’accroissement naturel
et de l’introduction de nouvelles techniques de prélèvements
des ressources (pêche au poison, introduction des armes automatiques
dans le braconnage). Tant l’agriculture (conversion d’écosystèmes
en agrosystèmes) que l’exploitation minière ont des
impacts environnementaux forts et ne contribuent finalement que faiblement à la
réduction de la pauvreté.
Dans un tel contexte, les populations de plusieurs villages de la région
se sont associées depuis plus d’une dizaine d’année
pour mettre sur pied des zones de gestion communautaire de la faune (Wildlife
Management Area – WMA) afin d’assurer la conservation et
l’utilisation durable des ressources naturelles contenues dans
le corridor. Pour réaliser ce projet, elles ont identifié l’apiculture
comme une source potentielle de revenus complémentaires à ceux
issus de la chasse. Plus récemment, la cueillette et la commercialisation
de champignons a également été perçue comme
une activité économique alternative potentiellement réalisable.
Cette tentative de formalisation d’exploitation multi-usage est
une première en Tanzanie et représente un enjeu important
en termes de développement.
Le projet
Le « Selous Niassa Beekeeping Support Programme » vise à soutenir
le développement et l'intégration formelle de l'activité apicole
villageoise à la gestion des Wildlife Management Areas (WMA),
littéralement zones de gestion de la faune. Le programme intervient
dans 17 villages, dans les districts de Namtumbo et Tunduru. Ces 17
villages participent à la gestion de deux WMA, celle de Mbarangandu à Namtumbo
et celle de Nalika à Tunduru. La zone recouverte par ces deux
WMA d'un seul tenant est de plus de 5'000 km2 et couvre toute la partie
du nord du corridor Selous-Niassa.
Le programme, dont les bureaux sont établis à Namtumbo,
intervient en coordination avec deux autres initiatives de coopération
internationale visant à assurer la conservation du corridor écologique
reliant les réserves de faune de Selous en Tanzanie à celle
de Niassa au Mozambique. Le Selous Niassa Wildlife Corridor Project
est une initiative du PNUD et du FEM mise en oeuvre par la GTZ-IS qui
soutient
la mise sur pied des WMA s dans le corridor Selous Niassa, coté Tanzanien.
La KfW soutient également l'initiative de conservation du corridor
par le biais d'un appui aux districts du corridor, le projet est mis
en oeuvre par la Wildlife Conservation Society of Tanzania.
Depuis 2006, l’ADAP a apporté un soutien logistique (fourniture
de matériel, participation à la construction de bureau,
etc.) aux organisations de base communautaire (CBO’s) en charge
de la gestion des WMA et à appuyer le développement de
l’activité apicole en intervenant à plusieurs niveaux,
soit à :
- L’appui à la structuration et à la formalisation
des groupements d'apiculteurs.
- La délimitation des zones favorables à l'apiculture dans
les WMA’s.
- La formation technique en apiculture et la construction des ruches
modernes.
L’ADAP a également aidé à identifier de
nouvelles pratiques alternatives aux activités destructrices
de l'environnement. Elle a particulièrement soutenu la filière
champignons
Actuellement,
le projet poursuit ses objectifs initiaux
en matière
de développement de l’apiculture
au niveau villageois, à savoir
une double stratégie visant à améliorer
la qualité et
la quantité des produits de la
ruche par le biais de nombreuses formations,
et un appui à la gestion organisationnelle
des groupements d’apiculteurs au
niveau villageois. Ces appuis visant
au renforcement des capacités
locales prennent principalement la forme
de formations techniques et / ou de gestion.
Un accent plus fort sera porté en
seconde phase sur l’identification
et l’organisation de l’accès
aux marchés.
Au niveau institutionnel, le projet poursuit également les démarches
visant à intégrer formellement l’apiculture à la
gestion des WMA.

Toujours dans
la même perspective d’appuye r
le développement
d’activités de gestion
durable des ressources génératrices
de revenus pour les communautés
locales, un appui sera apporté pour
soutenir une amélioration
qualitative et la formalisation d’une
filière de collecte et de
commercialisation de champignons.
Pour réaliser ce projet, l’ADAP
s’appuie
principalement sur les organisations
de base de gestion communautaire,
sur les districts, ainsi que sur
d’autres partenaires tanzaniens.
Enfin, l’association
collabore étroitement avec
les deux autres projets de coopération
intervenant dans la région,
respectivement mis en oeuvre par
le PNUD et la KfW.
Objectifs et résultats attendus
Les résultats attendus sont les suivants :
- Les organisations de gestion de base communautaire sont reconnues
légalement,
fonctionnelles au niveau opérationnel et génèrent
des revenus suffisants pour assurer la gestion des activités.
- Les organisations de gestion de base communautaires disposent des
capacités
de gestion et de négociation leur permettant de négocier
des accords de partenariat avec des opérateurs privés et
gouvernementaux.
- Les groupements apicoles et de collecte de champignons sont reconnus
formellement comme acteurs à part entière.
- L’activité apicole et la commercialisation des champignons
contribuent de manière significative à accroitre les revenus
que les communautés locales tirent de la gestion des ressources
naturelles.
- La faune et le couvert forestier sont soumis à une pression
illégale moindre et les WMA’s remplissent leur rôle, à savoir
la protection de parties importantes du corridor.
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