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Gestion
communautaire des ressources naturelles et soutien à lapiculture
dans la région dInyonga, Tanzanie
Lieu :
13 villages d’Inyonga, Rukwa, Tanzanie.
Durée : 2002-2011
Domaines dinterventions : Gestion communautaire
des ressources naturelles, Appui et renforcement institutionnel,
Appui aux groupements villageois,
Apiculture, Agro-foresterie, Ecotourisme.
Partenaires principaux : Inyonga Beekeepers Association
(IBA), Ministry of Natural Resources and Tourism, District Council
of Mpanda, Inyonga
Ecotourism Association, Tanzania
Wildlife Research Institute (TAWIRI), Ari-Tumbi Agricultural
Research Center, Small Industries Development Organisation (SIDO).
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- Contexte
- La division d'Inyonga
se trouve dans le district de Mpanda, peuplé d'environ
400'000 habitants dont la moitié sont des réfugiés
burundais, encore peu intégrés dans la vie régionale
et source fréquente de tensions.
A plus grande échelle, le district de Mpanda fait partie
de la région de Rukwa, qui compte parmi les plus riches
du continent en matière faunique. La chasse sportive
y constitue donc l’activité
principale, au détriment des autres activités économiques
traditionnelles (agriculture, apiculture, élevage, cueillette,…).
En effet, les sociétés de chasse privées
(d’Europe ou d’Afrique du Sud)
ont longtemps bénéficié de l'usage exclusif
de vastes territoires, au détriment des populations
résidentes en périphérie de ces
terres exclues des retombées économiques de cette
activité
pourtant très lucrative. Ceci a conduit à une
situation de prédation accrue (braconnage) et de conflit
permanent entre les divers acteurs (unités de lutte
anti-braconnage, populations locales, autorités) que
l'ADAP entend résoudre en instaurant
des mécanismes de gestion communautaire des ressources
naturelles. Pour les populations résidentes, la principale
activité économique
est l'agriculture. Le tabac, le mais, l'arachide et le tournesol,
achetés sur place par des compagnies privées
ou des commerçants
qui les exportent, constituent les principales sources d’entrées
monétaires. L'apiculture, l'agroforesterie, et l'écotourisme
appuyés par l'ADAP sont venus s'ajouter aux activités économiques
génératrices de revenus et ont rapidement contribué à l'amélioration
générale du niveau de vie. Dans ce cadre, une
Bee Reserve (réserve
apicole de 850 km2 à l’ouest du village) est cours
de reconnaissance légale. Ce type d’aire protégée
vise à assurer la participation
des communautés à la gestion de la zone et surtout à générer
des revenus au niveau local issus de l’exploitation légale
des ressources, tout en contribuant au maintien de l’écosystème
et des ressources naturelles.
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Le projet
Les Bee Reserves, prioritairement destinées à la
pratique de l’apiculture, prévoient
également que d’autres activités d’exploitation
durable des ressources naturelles puissent être développées
sur ces espaces. Compte tenu tant du couvert forestier que de la tradition
d’apiculture existant au niveau
local, cette activité a été identifiée
par les communautés locales comme
complémentaire aux activités agricoles. La richesse de
la région en matière
faunique a aussi encouragé les communautés à développer
un produit écotouristique,
source de revenus importants.
Le projet vise à favoriser une gestion participative des ressources naturelles
: d’une part dans la Bee Reserve, en apportant un appui à l’association
d’apiculteurs afin de faire augmenter tant la qualité que la quantité des
produits de la
ruche et en leur ouvrant de nouveaux marchés pour l’écoulement
de leurs produits ; et d’autre part sur les terres villageoises, au travers
des plans de gestion et de l’attribution de titres de propriété. Ceci permettra
de diminuer les conflits liés à l’utilisation des terres, mais aussi d’améliorer
leur gestion (notamment des ressources forestières et de l’approvisionnement
en eau potable).
 
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- Objectifs
et résultats attendus
- Sur un plan institutionnel, la reconnaissance de l’association d’apiculteurs
en tant qu’acteurs formels par les autorités et les autres acteurs institutionnels
et privés. Concrètement, cela devrait se manifester par la mise en place d’une
gestion de la Bee Reserve concertée entre les apiculteurs, les sociétés de
chasse privées et le district.
- Sur un plan économique, une augmentation de la contribution de l’apiculture
et de l’écotourisme à l’économie locale et une sécurisation des revenus nécessaires
au fonctionnement des associations d’apiculteurs et d’écotourisme.
- Sur un plan écologique, une diminution de la pression illégale sur les
ressources forestières et fauniques et donc une amélioration de la santé
de l’écosystème.
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