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Projet Faune et Développement
de Boumoana (Projet FAU.DE.B.) dans la région de l’Est
du Burkin
Lieu : 20 villages des communes de Fada N’Gourma
et de Matiakoali (Province du Gourma).
Durée : 2004-2010
Domaines d’intervention : Mise en place de
zones communautaires de faune; Valorisation des produits forestiers
nonligneux (miel, beurre de karité,
huile du Balanites aegyptiaca, fruits du baobab…); Production des
plants et reboisement; Micro-crédits, maraîchage;
Développement des compétences : formations, voyages d’échanges,
alphabétisation.
Partenaires principaux : Association Faune et Développement
au Burkina (A.FAU.DE.B.), Groupements des 20 villages, Collectivités
décentralisées (Conseils villageois,
municipaux
et régional), Ministère chargé de l’environnement,
Ministère
chargé de la formation des adultes et de l’alphabétisation
Le
contexte
La région de l’Est du Burkina Faso abrite le plus important continuum
d’aires protégées (parcs nationaux et réserves de
faune) d’Afrique de l’Ouest. Ces ressources génèrent
des retombées financières considérables pour le budget
national, mais elles constituent surtout la base de la vie économique
et culturelle des populations de la région, le pays gourmantché.
Toutefois, ces dernières réserves forestières et fauniques
font face à un grand front agricole et pastoral et à des pratiques
ravageuses de braconnage. Pour les populations, les effets négatifs
de ces contraintes se traduisent par la disparition d’espèces
naturelles nécessaires pour la médecine traditionnelle, la sécurité alimentaire
et l’accès à des revenus. Ils se manifestent aussi par
un climat de forte tension et des conflits souvent violents dans le partage
des
terres agricoles, des pâturages et du gibier, toutes ces ressources se
faisant de plus en plus rares.
L’approche
Pour aider les populations de la région à faire face à ces
dynamiques préoccupantes, l’ADAP développe avec elles
un ensemble intégré d’activités qui permettent
de viser une utilisation durable des ressources
foncières,
fauniques et forestières, tout en améliorant la situation alimentaire
et financière des populations concernées.
L’approche consiste, d’une part, à attribuer des vocations
spécifiques aux différentes parties de la zone périphérique
des aires protégées.
Il s’agit, d’autre part, de promouvoir des pratiques durables
dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage et de
la chasse auprès des populations riveraines des aires de la conservation
de la
nature.
Les activités
1) Mise en place de zones à vocation pastorale et cynégétique.
Identification, négociation de règles de gestion, délimitation et reconnaissance
juridique.
2) Promotion de pratiques durables dans les domaines
de l’agriculture,
de l’élevage
et de la chasse auprès
des populations riveraines
des aires de la conservation
de la nature
Dans
le secteur agricole :
-
diffusion de techniques de production biologique
- mise en valeur
des pratiques traditionnelles de conservation des
sols.
Autour des zones pastorales
:
- production de fourrage et embouche (élevage en stabulation) sont soutenues à travers
un appui technique
et du micro-crédit.
-
application de règles de gestion
localement convenues.
Dans
les zones villageoises d’intérêt cynégétique
:
-
surveillance avec les comités villageois pour un respect des règles
d’utilisation
localement convenues
;
-
Inventaires forestiers et faunistiques ;
- Aménagements
hydrauliques et forestiers.
-
Exploitation commerciale des produits forestiers non ligneux
3) Activités transversales
- Formations, voyages
d’échanges,
alphabétisation
et assistance
technique
pour les populations.
- Appui à la
filière maraîchère
et à la
réalisation
de points d’eau
pour répondre à des
préoccupations
majeures
des populations,
en particulier
des femmes,
en matière
d’accès à des
revenus et à l’eau
de boisson
et de production.
- Production de plants
et reboisements.
Les résultats
obtenus
*Une dizaine de zones villageoises d’intérêt
cynégétique
sont constituées ou
en cours de négociation.
*Une dizaine de zones pastorales
sont constituées ou
en cours de négociation.
*500 promoteurs et promotrices tirent des revenus des produits forestiers
non ligneux.
*Des expérimentations de la production agricole à base
de pesticides et d’engrais naturels.
*Un taux de survie de 90
% dans les plantations d’arbres.
*400 personnes alphabétisées chaque année.
*Plus d’une dizaine de points d’eau réalisés
pour la faune, le bétail et
la consommation humaine.
Perspectives
*Vers un réseau de zones villageoises d’intérêt cynégétique
tenant lieu de zone tampon protégeant le réseau d’aires classées
de l’Est burkinabé
*Promotion d’un centre de valorisation des produits forestiers non ligneux
au profit des populations de la région
*Mise en œuvre d’un programme d’éducation en développement
durable dans l’Est du Burkina Faso.
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